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Cyber n°50 : A votre avis, c'était comment vos vacances ?

Ca y est, il a fallu rentrer … sauf pour les rentiers …

Beaucoup d’entre vous sont partis en vacances en réservant sur internet … et en lisant les commentaires des hôtels ou autres clubs choisis sur internet.

Aviez-vous lu les résultats de l’enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ?

Près d'un internaute sur deux qui laisse son avis concernant un service serait un menteur ou un faussaire.

En effet, selon la DGCCRF, environ 45 % des avis que l'on a pu lire sur Internet en 2013 étaient faux ou biaisés.

Ce chiffre est le résultat d'une étude menée sur les sites des 139 établissements contrôlés l'année dernière.

En 2012, ce taux n'était que de 28,8 %.

La DGCCRF indique également que ces faux avis sont constatés dans tous les secteurs d'activités (automobile, électroménager, mobilier, habillement, services).

Les commerçants ne sont pas seulement les victimes des avis d'internautes.

En effet, certains commerçants s’inscrivent anonymement pour poster des avis élogieux sur leur établissement ou moins élogieux sur celui de leurs concurrents. D’autres  achètent, auprès d'un prestataire spécialisé, de faux commentaires.

C’est ainsi qu’à la fin du mois de juin 2014, le tribunal de grande instance de Paris a condamné une société gestionnaire d'un site d'avis à 7.000 euros d'amende, et son gérant à 3.000 euros d'amende pour la rédaction et la publication de faux avis de consommateurs.

Car ces pratiques sont bien interdites.

C’est ainsi que la directive européenne du 11 mai 2005, n°2005/29, énumère 31 pratiques commerciales qu'elle juge déloyales en toutes circonstances dont notamment :

  • « Utiliser un contenu rédactionnel dans les médias pour faire la promotion d'un produit, alors que le professionnel a financé celle-ci lui-même, sans l'indiquer clairement dans le contenu ou à l'aide d'images ou de sons clairement identifiables par le consommateur (publireportage) » ;
  • « se présenter faussement comme un consommateur ».

Le code de la consommation français en son article L121-1 dispose qu'une :

  • « pratique commerciale est également trompeuse [...] lorsqu'elle n'indique pas sa véritable intention commerciale ».

Les pratiques commerciales trompeuses sont punies d’un emprisonnement de deux ans au plus et d’une amende de 37.500 euros au plus, cette amende est quintuplée lorsqu’il s’agit de personnes morales telles que des sociétés et peut être portée à 50 % des dépenses de la publicité ou de la pratique constituant le délit.

On voit toute la « bienveillance » du Tribunal de Paris précité qui n’apparaît pas très enclin à sanctionner suffisamment lourdement …

Cette « bienveillance » qui permet à tant de prétendus professionnels de s’exonérer du respect des règles sur le démarchage à domicile par exemple…

L’AFNOR a publié en juillet 2014 la norme NF Z 74-501 qui devrait permettre de lutter contre les faux avis et de certifier les sites internet qui seraient aux normes.

Cette norme encadre les processus de collecte, de modération et de restitution des avis.

Pour y parvenir, la norme exige que chaque personne à l’origine d’un avis soit identifiable… On passera de l’ère des faux avis anonymes à celle des règlements de compte…

Certaines sociétés privées proposent également leurs services aujourd’hui pour « garantir la fiabilité des avis clients ».

Alors vos vacances, c’étaient comme « ils avaient dit ? »