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Cyber n°57 : Jours fériés = jours chômés ?

Le mois de Mai arrive avec ses jours fériés et avant lui il y aura déjà eu le lundi de Pâques.

Viendront ensuite le vendredi 1er mai (fête du travail – Le travail se fête par son absence ! -), le vendredi 8 mai (qui célèbre la Victoire de 1945), le Jeudi 14 mai (Ascension) et le Lundi 25 mai (Lundi de Pentecôte).

Qui est pour un Etat laïc sans référence religieuse et donc avec la disparition de plusieurs jours fériés ?

Loin de vouloir défendre une quelconque position sur ces débats délicats et propres à chaque croyance et conviction, il est important de préciser qu’en droit du travail le jour le plus important reste … le 1er mai. Il n’est bien entendu pas tenu compte des conventions collectives ou accords d’entreprises particuliers dans les propos qui suivent.

Le vendredi 1er mai est un jour obligatoirement férié et chômé sauf dans les établissements où le travail ne peut pas être interrompu. Il s’agit par exemple des hôpitaux, des hôtels ou encore de Pôle Emploi (non là c’était pour le 1er avril… jour des poissons travaillé sauf à faire une blague à son employeur en ne venant pas travailler … Attention l’humour est propre à chacun et il n’est pas certain qu’il apprécie !)

Les autres jours (6 avril, 8 mai, 14 mai et 25 mai) sont des jours fériés légaux dits ordinaires c’est-à-dire qu’ils ne sont pas nécessairement chômés même si c’est, généralement, le cas en pratique.

Cela est vrai hors les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle qui ont un statut particulier où les jours fériés sont, par principe, des jours chômés.

Les jours fériés et chômés ne doivent entrainer aucune perte de salaire ; c’est toujours le cas du 1er mai et c’est le cas des autres jours, s’ils sont chômés et que le salarié totalise une ancienneté supérieure à trois mois.

Si le 1er mai est travaillé dans les établissements spécifiques visés, le salarié a droit à une indemnité égale au montant du salaire de la journée. Autrement dit, le salarié est payé le double. C’est peut-être cela la vraie fête ! Voir son salaire doubler.

Les autres jours fériés légaux ordinaires sont en revanche rémunérés au tarif habituel.

Bien évidemment, il est rappelé que la pratique des  « ponts » ne fait l’objet d’aucun texte légal particulier. Ainsi, le jour de « pont » doit être considéré comme un jour normalement travaillé donnant lieu, si tel est le cas, à la pose d’un jour de congés payés.

Pas de panique une fois le mois de mai écoulé, il restera encore la fête nationale française (14 juillet), l'Assomption (15 août), la Toussaint (1er novembre), la Victoire de 1918 (11 novembre), le jour de Noël (25 décembre).

Pour certains privilégiés, il sera rappelé qu’il existe, notamment, aussi :

  • Le jour de la commémoration de l'abolition de l'esclavage qui est un jour férié légal dans les départements et territoires d'outre-mer (22 mai à la Martinique, 27 mai à la Guadeloupe, 20 décembre à la Réunion, 10 juin en Guyane, 27 avril à Mayotte)
  • Le 1er décembre, jour de la Saint-Eloi est chômé et payé pour les métallurgistes du Nord et du Pas-de-Calais
  • Les jours fériés particuliers applicables en Alsace-Moselle, à savoir le 26 décembre et le vendredi Saint
  • Une journée de la voile … qui a été créé "pour la semaine de la voile à La Rochelle" par l'accord de fin de conflit du 14 mai 1976 qui s’applique à la métallurgie
  • La Sainte Catherine, le 25 novembre, qui existe dans la couture